Tortue géographique

Graptemys geographica
Statut de l'espèce : Préoccupante au Canada ; Vulnérable au Québec
Action requise : Aide au démarrage, protection des nids

Tortue géographique (Graptemys geographica)

Comme la plupart des espèces de tortues, les populations de tortues géographiques sont en déclin. Les projets de développement ont réduit leurs habitats, tandis que la pollution dans les zones restantes réduit la quantité et la qualité de leurs sources de nourriture.

La tortue géographique doit son nom aux marques sur sa carapace, qui ressemblent aux courbes de niveau d'une carte topographique. Les mâles se nourrissent principalement d'insectes et des écrevisses, tandis que les femelles ont des mâchoires puissantes qu'elles utilisent pour écraser des mollusques, des palourdes et des escargots. Les femelles peuvent prendre plus de 10 ans pour atteindre la maturité et peuvent atteindre près de deux fois la taille des mâles. Les tortues géographiques se reproduisent au printemps et en automne, avec une période de nidification allant de mai à juillet.

Habitat

Les tortues géographiques vivent dans des lacs et de grandes rivières aux eaux à débit lent et au fond mou. Elles ont besoin d'eaux non polluées où les femelles peuvent trouver suffisamment de mollusques pour se nourrir. Des individus venant d'une vaste zone se rassemblent souvent dans des sites favoris pour se chauffer ensemble au soleil. Pour la nidification, elles préfèrent fortement les sites non ombragés avec un sol sablonneux et bien drainé.

Aire de répartition

Les tortues géographiques habitent une région allant du sud du Québec et de l'Ontario jusqu'au bassin versant du Saint-Laurent, s'étendant vers l'ouest à travers les Grands Lacs et jusqu'au centre des États-Unis, au sud jusqu'en Oklahoma et en Alabama. Dans le sud de l'Ontario, on les trouve principalement sur les rives de la baie Georgienne, du lac Sainte-Claire, du lac Érié et du lac Ontario, ainsi que le long des grandes rivières, notamment la Thames, la Grand et l'Outaouais.

Menaces

La pollution de l'eau représente une menace sérieuse pour les tortues géographiques, éliminant les mollusques dont dépendent les femelles. De plus, les moules zébrées envahissantes dans la région des Grands Lacs ont supplanté les mollusques indigènes. Bien que les tortues géographiques mangent des moules zébrées, celles-ci sont moins appétissantes et probablement moins riches en nutriments. Par ailleurs, le développement des rives contribue à la perte et à la dégradation de l'habitat. Les tortues géographiques sont également blessées ou tuées par des collisions avec des véhicules sur les routes et par des hélices de bateaux dans l'eau. Les nids sont vulnérables aux prédateurs subventionnés par l'humain, comme les ratons laveurs, dont les effectifs sont artificiellement gonflés par l'accès aux ordures humaines, aux cultures et à d'autres sources de nourriture.

Rétablissement

Actions de rétablissement recommandées

Le Plan de gestion national proposé prévoit un certain nombre de mesures de conservation, notamment la mise en œuvre de techniques pour contrôler les prédateurs et augmenter la survie et le recrutement des nouveau-nés ; la réduction des blessures causées par les bateaux et la mortalité routière ; la conservation, la gestion et la protection de l'habitat ; et le contrôle de la propagation des espèces envahissantes.

Ce que nous faisons

La tortue géographique est sur la liste prioritaire de Conservation de la faune au Canada pour d'éventuelles actions futures. Découvrez comment nous sauvons actuellement d'autres reptiles et amphibiens canadiens, et comment vous pouvez faire une différence.