Projets ayant obtenu une subvention à l’ensemencement

Des propriétaires fonciers canadiens sèment des « buffets de fleurs sauvages » à l’intention des pollinisateurs en voie de disparition

GUELPH, Ontario (11 septembre 2017)

Les pollinisateurs indigènes auront des milliers de nouvelles haltes pour se rassasier lors de leur recherche quotidienne de nourriture, grâce à cinq bienveillants propriétaires fonciers canadiens qui ont entrepris de planter des fleurs sauvages afin de sauvegarder des espèces d’insectes en voie de disparition. De la Colombie-Britannique au Canada atlantique, les pollinisateurs indigènes, dont les abeilles, les mouches et les papillons, ont vu leur nombre diminuer à un rythme jamais vu. Souhaitant faire quelque chose, Conservation de la faune au Canada et Burt’s Bees ont joint leurs efforts et créé un programme de subvention à l’ensemencement de fleurs sauvages dont le but est d’aider les propriétaires fonciers de partout au pays à contrecarrer cette tendance en ensemençant des habitats propices aux pollinisateurs indigènes et qui fourniront du nectar et du pollen aux insectes affamés. « Notre but est d’appuyer la restauration d’habitats rares et d’inciter les propriétaires fonciers à concevoir de nouvelles utilisations pour certaines grandes aires naturelles difficiles ou inutilisées », explique Jessica Steiner, directrice des programmes de conservation à Conservation de la faune au Canada.

Les candidats qui ont demandé une subvention à l’ensemencement de fleurs sauvages devaient soumettre une description du site qu’ils souhaitaient réhabiliter et de ses caractéristiques particulières en tant qu’habitat, ainsi qu’une liste des espèces en péril qu’ils espéraient attirer. Plus de 30 demandes provenant de partout au pays ont été acheminées à Conversation de la faune au Canada. La liste des projets retenus a été annoncée en septembre.

À Milford, en Ontrario, trois fermes patrimoniales se sont regroupées pour planter des fleurs sauvages sur des bandes de terrain en bordure de la route qui étaient inutilisées parce que trop irrégulières et trop étroites. Le Groupe de développement durable du Pays de Cocagne compte naturaliser une superficie adjacente à un marais salé dans la ville côtière de Cocagne, au Nouveau-Brunswick. La zone de conservation Matson, qui se trouve dans l’environnement urbain de Victoria, en Colombie-Britannique, verra sa chênaie de Garry, une espèce rare dans un habitat dégradé, être ensemencée de fleurs sauvages indigènes depuis longtemps disparues. Dans la forêt Clear Creek, à Chatham, en Ontario, une carrière abandonnée sera transformée en pré de la zone carolinienne, ce qui permettra de relier la forêt et les milieux humides. Enfin, le Gimli Recreation Center, au Manitoba, a amorcé la naturalisation d’un secteur de son parc afin qu’il ressemble à l’habitat de prairie qui s’y trouvait autrefois.

« Nous sommes ravis d’avoir reçu un aussi large éventail de demandes », déclare Randal Heide, directeur exécutif de Conservation de la faune au Canada. « Chacun des candidats ayant reçu une subvention s’emploiera à restaurer une aire naturelle unique qui a subi au fil du temps les effets du développement humain, au point de ne plus représenter la flore indigène de la région. Nous espérons que ces sites serviront d’exemples vivants démontrant comment on peut tirer profit de situations courantes pour ramener les fleurs sauvages naturelles et leurs pollinisateurs. » Un suivi des progrès sera effectué et publié en ligne dans l’espoir d’encourager d’autres résidents à faire de même avec leurs terres. Voir les pages.

« Burt’s Bees est partenaire de longue date de Conservation de la faune au Canada, et c’est avec fierté que nous nous efforçons d’aider nos pollinisateurs indigènes à se développer », affirme Carolyn Hungate, directrice du marketing chez Burt’s Bees Canada. « Nous sommes vraiment heureux de soutenir une cause qui en vaut autant la peine et d’encourager la création d’un plus grand nombre encore d’habitats pour les pollinisateurs partout au Canada. »