Le syndrome du museau blanc est causé par un pathogène appelé Pseudogymnoascus destructans: un champignon amateur de froid, introduit d'Europe, qui se développe sur la peau des chauves-souris lorsque leur température corporelle chute pendant l'hibernation. Les lésions sur les ailes des chauves-souris infectées nuisent à leur capacité de retenir l'eau, les forçant à se réveiller pour s'hydrater. Ces réveils fréquents épuisent leurs réserves de graisse, ce qui les mène à mourir de faim avant l'arrivée du printemps. Cette maladie a été détectée pour la première fois au Canada en 2010, et dès 2015, elle avait entraîné un déclin global de 94 % des populations de chauves-souris hibernantes du genre Myotis en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick, en Ontario et au Québec. L'impact soudain et dramatique du syndrome du museau blanc a mené à l'ajout de plusieurs espèces vulnérables de chauves-souris à la liste fédérale des espèces En voie de disparition en 2014. En réponse, Conservation de la faune au Canada et la Hunter Foundation ont financé une étude de faisabilité afin de déterminer si la gestion en captivité pouvait répondre à cette menace grandissante. La recherche a exploré plusieurs questions clés : Peut-on trouver un nombre suffisant de chauves-souris pour établir un programme de l'élevage de conservation ? Les installations existantes, comme les zoos et les centres de réhabilitation de la faune, ont-elles l'infrastructure et l'expertise nécessaires pour maintenir de grandes colonies de chauves-souris et les réintroduire dans la nature? Et si des réintroductions réussies sont possibles, cela permettra-t-il réellement d'atténuer les effets du syndrome du museau blanc?