Marmotte de l'île de Vancouver

Marmota vancouverensis
Statut de l'espèce : En voie de disparition au Canada ; En voie de disparition à l'échelle mondiale (évaluation de l'UICN)
Action requise : Élevage de conservation et remise en liberté, translocations

La marmotte de l'Île de Vancouver (Marmota vancouverensis)

La marmotte de l'Île de Vancouver est le mammifère endémique le plus menacé du Canada et l'un des mammifères les plus rares au monde. Bien que les programmes l'élevage de conservation et réintroduction lui aient donné une chance de survie, elle continue de se maintenir au bord de l'extinction.

À peu près de la taille d'un chat domestique, ces membres de la famille des rongeurs sont extrêmement sociables et on les voit souvent se saluer en se touchant le nez et en se chamaillant de façon ludique. En cas de danger, la marmotte de l'Île de Vancouver émet un sifflement perçant, ce qui lui a valu le surnom de « cochon siffleur ». Ces animaux creusent des terriers pour mettre bas, se cacher du danger et hiberner du début octobre jusqu'à la fin avril. À l'arrivée du printemps, ils doivent souvent creuser un tunnel à travers plusieurs mètres de neige qui recouvrent leurs terriers.

Habitat

Les marmottes de l'Île de Vancouver vivent dans les prairies subalpines. Pour qu'une zone offre un habitat convenable, elle doit avoir une structure de sol adaptée à la construction de terriers et suffisamment d'herbe et d'autres végétaux pour se nourrir. Les marmottes de l'Île de Vancouver utilisent également les habitats créés par la coupe à blanc.

Aire de répartition

Comme son nom l'indique, cette espèce ne se trouve que sur l'Île de Vancouver, en Colombie-Britannique. On la trouvait autrefois dans de nombreuses régions de l'île, mais elle a disparu d'environ deux tiers de son aire de répartition naturelle historique. Aujourd'hui, elle est limitée aux sites du mont Washington et dans la région des lacs Nanaimo. Les populations ont chuté dans les années 1990 et, en 2003, on en comptait moins de 30 à l'état sauvage.

Menaces

Les marmottes de l'Île de Vancouver ont commencé à coloniser les forêts coupées à blanc. Bien que ces habitats conviennent à court terme, ils deviennent inadaptés aux marmottes à mesure que les forêts exploitées commencent à repousser. De plus, les femelles produisent beaucoup moins de petits dans ces zones. Les prédateurs tels que les cougars, les loups et les aigles royaux représentent des menaces majeures — des menaces qui pourraient augmenter si des températures plus chaudes causées par le changement climatique réduis le temps que les marmottes passent à hiberner en sécurité.

Rétablissement

Actions de rétablissement recommandées

La stratégie de rétablissement de la Colombie-Britannique pour la marmotte de l'Île Vancouver prévoit des programmes d'élevage de conservation et des remises en liberté continus pour augmenter le nombre de marmottes et maintenir la variabilité génétique. Elle recommande également d'utiliser les remises en liberté et les translocations pour maximiser les possibilités de reproduction des marmottes sauvages.

Ce que nous faisons

Découvrez ce que Conservation de la faune au Canada a fait pour aider les mammifères canadiens, y compris la marmotte de l'Île de Vancouver, et comment vous pouvez faire une différence.