Bourdon à tache rousse

Bombus affinis
Statut de l'espèce : En voie de disparition au Canada ; En voie de disparition à l'échelle mondiale (évaluation de l'UICN)

Le bourdon à tache rousse (Bombus affinis)

L'une des espèces de bourdons les plus communes du sud de l'Ontario jusque dans les années 1980, ce pollinisateur infatigable est aujourd'hui au bord de l'extinction dans toute son aire de répartition. Malgré des recensements approfondis de sites historiques à travers l'Ontario, le bourdon à tache rousse n'a pas été observé au Canada depuis 2009.
Le bourdon à tache rousse doit son nom à la tache de couleur rouille que l'on trouve sur l'abdomen des ouvrières et des mâles. Ils ont également des langues particulièrement courtes. Cela signifie qu'ils “volent” parfois le nectar des fleurs en perçant un trou à l'arrière pour accéder au nectar que leurs courtes langues ne peut pas atteindre. Les reines de printemps émergent début avril, et les ouvrières, les mâles et les nouvelles reines peuvent vivre jusqu'à la fin octobre, ce qui en fait l'espèce avec le plus long cycle de colonie de l'est de l'Amérique du Nord.

Habitat

Le bourdon à tache rousse est considéré comme un généraliste en matière d'habitat, ce qui signifie qu'il peut s'adapter à une grande variété de conditions environnementales. Il se nourrit de dizaines de plantes, notamment l'asclépiade, les tournesols, les trèfles et les fleurs de fruitiers. Au début des années 1980, on le voyait assez couramment dans les parcs et les ravins de la ville de Toronto, ainsi que dans les jardins urbains, les milieux humides, les vieux champs et près des forêts. Le dernier endroit connu où le bourdon à tache rousse a été observé au Canada est le parc provincial Pinery en Ontario.

Aire de répartition

Le bourdon à taches rousse avait une très grande aire de répartition historique le long de la côte est des États-Unis, du sud du Maine jusqu'au Tennessee, avec une extension vers l'ouest le long des États du nord jusqu'au Minnesota. Au Canada, on le trouvait dans le sud de l'Ontario et dans l'extrême sud-ouest du Québec. Une étude menée dans le sud de l'Ontario au début des années 1970 montre que le bourdon à taches rousse était alors la quatrième espèce de bourdon la plus commune (sur 14).

Menaces

Les scientifiques n'ont pas encore identifié les raisons du déclin rapide d'un pollinisateur aussi répandu et commun. Au niveau local, l'utilisation de pesticides, la perte d'habitat et l'augmentation de la concurrence avec d'autres espèces comme l'abeille domestique européenne contribuent aux déclins. Les facteurs à l'échelle de l'aire de répartition peuvent inclure le changement climatique et les infections transmises par les abeilles d'élevage commercial.

Rétablissement

Actions de rétablissement recommandées

La stratégie de rétablissement de l'Ontario pour le bourdon à tache rousse prévoit un certain nombre de mesures de conservation, notamment la restauration de l'habitat, la poursuite des recherches de bourdons à tache rousse sauvages sur leurs sites historiques et, si des reines peuvent être localisées, l'établissement d'un programme l'élevage de conservation rentable.

Ce que nous faisons

Qu'est-ce que le projet de rétablissement des bourdons ?

Depuis les années 1990, les populations de bourdons sont en chute libre, ce qui représente une véritable catastrophe écologique. Quatre-vingt-dix pour cent de toutes les plantes à fleurs — y compris la plupart des fruits et légumes dans votre réfrigérateur — ont besoin de ces pollinisateurs pour se reproduire.

Tant que les causes de ces déclins ne pourront pas être inversées, l'élevage de conservation et la réintroduction sont le seul moyen de protéger les bourdons menacés. Aujourd'hui, CFC est la seule organisation au Canada qui reconstitue les populations d'abeilles sauvages grâce à l'élevage en captivité. Grâce à des avancées récentes, nous avons trouvé comment augmenter considérablement le nombre de reines que nous produisons. Une fois relâchées dans la nature, elles peuvent établir leurs propres colonies, produisant des centaines de pollinisateurs pour soutenir les écosystèmes qui les entourent.

But

Nous travaillons à prévenir la disparition des espèces d'abeilles indigènes en établissant des populations autosuffisantes au Canada, en étudiant les différentes espèces d'abeilles pour mieux comprendre les menaces auxquelles elles font face, et en créant des opportunités de participation communautaire.

Objectifs

En 2023, nous prévoyons :

  • 60 colonies de bourdons établies dans le laboratoire de conservation
  • Produit 300 reines élevées en captivité pour l'hivernage
  • 17 sites dans le sud et le centre de l'Ontario surveillés pour le déclin des populations de bourdons

Découvrez comment Conservation de la faune au Canada aide à sauver les pollinisateurs indigènes, y compris les bourdons, et comment vous pouvez faire une différence.

Nous avons besoin de votre aide

Faites un don pour sauver les espèces menacées
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