Alors que 2025 tire à sa fin, je réfléchis aux façons dont Conservation de la faune au Canada a redonné à la nature au cours de nos 40 ans de conservation. Non seulement je me rappelle que notre communauté a le pouvoir d'accomplir ensemble une conservation significative, mais je me rappelle aussi quelque chose de très important en moi-même…

Ce moment de réflexion est ancré dans une histoire plus longue — une histoire qui a commencé il y a quarante ans avec un conservationniste qui croyait que l'action importait plus que l'intention. Conservation de la faune au Canada a été fondée en 1985 par Gerald Durrell, un conservationniste à vie souvent mentionné aux côtés de Sir David Attenborough, qui croyait qu'une approche pratique était essentielle pour sauver les espèces les plus rares. CFC n'est qu'une pièce du patrimoine qu'il a laissé derrière lui : le zoo de Jersey, le Durrell Wildlife Conservation Trust et la Durrell Conservation Academy. Alors que nous poursuivons notre travail, nous portons fièrement le flambeau de Gerald Durrell, et comme notre 40e année coïncide de façon sérendipiteuse avec le centenaire de Gerry, nous nous rappelons que nous avons le pouvoir de changer l'issue pour les animaux en voie de disparition.

Ancrée dans ces valeurs et fondée dans l'action, CFC n'a pas vacillé. Il y a plus de deux décennies, nous avons répondu à l'appel pour sauver la pie-grièche migratrice de l’Est, un oiseau chanteur qui avait presque disparu du Canada. Nous pouvons dire avec confiance qu'elle est encore là aujourd'hui grâce à notre travail. Notre travail avec la tortue peinte de l'Ouest en Colombie-Britannique, commencé en 2012, ne montre aucun signe de ralentissement. De l'élevage de conservation à la protection des œufs dans les nids à risque, notre approche directe et pratique a redonné plus de 2 000 tortues peintes de l'Ouest à la vallée du Fraser en C.-B. Avec les succès de ce programme, notre travail s'étend au-delà des zones humides de la vallée du Fraser jusqu'à Sunshine Coast, promettant que l'une des plus belles tortues du Canada prospérera malgré tout. Ce ne sont là que deux de nos programmes de conservation de calibre mondial qui font une différence pour les espèces menacées.

Résumer des décennies de travail de conservation réussi en quelques paragraphes est un défi de taille. Les pluviers siffleurs qu'il faut surtout souligner, c'est la différence que fait la conservation pratique et concrète. Quand nous redonnons directement des animaux à la nature, nous leur donnons un avenir. Ces espèces pourront continuer pour des générations, maintenant les écosystèmes intacts et reconstruisant la biodiversité du Canada. À ce jour, CFC a retourné plus de 97 000 animaux de 21 espèces à la nature, et ce faisant, 12 espèces ont été sauvées de la menace d'extinction.

Mais les chiffres seuls ne peuvent pas capturer ce qui distingue Conservation de la faune au Canada. Notre personnel a consacré des années, souvent des décennies de leur vie, aux espèces qu'ils protègent. Cette vocation, un engagement à long terme partagé à travers nos équipes, est ce qui permet à CFC de livrer des résultats de conservation durables. Restaurer une espèce tout en protégeant et en reconstruisant les habitats dont elle dépend restaure des écosystèmes entiers, les préservant pour l'avenir.

Face à un patrimoine aussi profond, je ressens non seulement une immense fierté de faire partie de cette organisation, mais je suis aussi frappée par un sentiment de déjà-vu émotionnel. En grandissant en lisant les livres de Gerald Durrell, mon rêve de toute une vie était de travailler un jour au zoo de Jersey. Quand on m'a offert le poste du Prochain Noé du Canada en 1997, ma vie a changé pour toujours. Soutenir la conservation des espèces à l'étranger tout en formant simultanément la prochaine génération de biologistes canadiens, le programme du Prochain Noé du Canada de CFC, ouvre un nouveau chapitre de la conservation de la faune comme nul autre. C'est dans ce programme que j'ai été entourée de personnes qui ressentaient comme moi — chaque espèce vaut la peine d'être sauvée et, plus important encore, peuvent être sauvée. En regardant mon parcours alors qu'il coïncide avec celui de CFC, je me rappelle quelque chose que j'avais presque oublié sur moi-même : un profond besoin d'appartenir à quelque chose de plus grand que moi — quelque chose avec lequel je crois que beaucoup d'entre vous, et des gens partout, peuvent se connecter profondément.

Avec 2026 à l'horizon, je regarde l'avenir avec optimisme. Je sais que notre modèle de conservation pratique a le pouvoir de façonner un avenir prometteur pour la faune du Canada, la faune qui dépend de nous. Chaque jour, CFC dit non à l'extinction, et avec nos équipes dévouées, nos partisans et nos partenaires à nos côtés, nous rappelons au monde que chaque espèce, aussi rare soit-elle, mérite une chance de s'en sortir, et que nous serons là.

Dr. Lance Woolaver Jr.

Directeur général

Lance s'est joint à Conservation de la faune au Canada en 2017, apportant avec lui 18 ans d'expérience dans la gestion de programmes de rétablissement pour certaines des espèces les plus menacés species. He was Wildlife Preservation Canada’s eighth Prochain Noé du Canada in 1997, and he then stayed in Mauritius to manage species recovery projects for the Mauritian Wildlife Foundation. That experience helped him carry out the first releases of eastern loggerhead shrikes in Ontario upon returning to Canada in 2001. Lance has a PhD from York University and an MSc from Acadia University.

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