
Un effort d'équipe : sauver les espèces en péril grâce à la conservation ex situ
Publié le16 septembre 2026paranabellect|Actualités et événements
Qu'est-ce que la planification de la conservation ? La conservation à long terme des espèces en danger continue de faire face à des défis nouveaux et émergents, comme les nouvelles maladies et les impacts des changements climatiques. Dans le monde d'aujourd'hui, l'idée que toutes les espèces peuvent être efficacement conservées avec une gestion minimale simplement en créant de grandes zones d'habitat protégé est irréaliste. Il y a un besoin croissant de gestion active et d'intervention humaine à long terme, guidée par des plans stratégiques adaptés aux besoins de conservation des espèces. C'est là qu'intervient CPSG Canada !
CPSG Canada est un centre de ressources régional du Groupe de spécialistes de la planification de la conservation (CPSG), faisant partie de la Commission de la survie des espèces de l'Union internationale pour la conservation de la nature. Pour améliorer les efforts nationaux de conservation et sauver des espèces, CPSG Canada utilise les outils et processus de planification mondialement reconnus du CPSG, fournit un soutien technique et de facilitation pour les ateliers de planification, et renforce les capacités de planification de la conservation au Canada. CPSG Canada est hébergé par Conservation de la faune au Canada (CFC) et soutenu par des membres du Safari africain et du Wilder Institute/Zoo de Calgary.
La conservation in situ (sur place) vise à protéger les espèces dans leur environnement naturel. Mais que se passe-t-il quand la protection des animaux dans la nature n'est pas faisable, ou quand la simple protection de grandes étendues d'habitat ne suffit pas à arrêter les déclins des populations ? C'est alors que les experts peuvent avoir besoin de se tourner vers la conservation ex situ (hors site), qui a le même objectif ultime de soutenir le rétablissement de l'espèce dans la nature, mais se déroule en dehors de l'habitat naturel de l'espèce et dans un cadre plus contrôlé.
Alors, où se déroule ce travail ex situ ? Une partie importante de la conservation ex situ est d'avoir les bonnes installations pour prendre soin des espèces et soutenir leur rétablissement. Les zoos et les aquariums maintiennent des populations captives et gèrent des programmes d'élevage de conservation. Les jardins botaniques et les banques de semences cultivent des collections vivantes et stockent des graines, aidant à protéger la biodiversité végétale, et les écloseries de conservation élèvent des poissons et d'autres espèces dans des conditions contrôlées. Les installations de cryoconservation et les banques de ressources génétiques qui préservent le matériel génétique à des températures extrêmement basses constituent une autre option pour créer une sauvegarde importante contre les menaces comme la perte d'habitat ou les changements climatiques. Selon l'objectif d'un programme de rétablissement, ces installations peuvent jouer différents rôles.
Deux exemples de conservation ex situ. (Gauche) bacs d'élevage pour la grenouille maculée de l'Oregon. Photo de A. deWit. (Droite) réservoirs à têtards au zoo de Jersey pour la grenouille agile. Photo de S. Winton.
Bien sûr, avoir les bonnes installations n'est qu'une partie de l'histoire. La conservation ex situ consiste en un réseau complexe d'installations, de techniques, d'organisations, d'experts et de partenariats qui se réunissent pour donner aux espèces la meilleure chance possible de rétablissement. Une équipe diversifiée de personnes ayant une variété d'expertise sera impliquée dans un projet à différentes étapes, de la définition des objectifs initiaux et de la planification logistique à la mise en œuvre des opérations quotidiennes, et éventuellement au retour des individus dans la nature, le cas échéant. À ce stade, il y a probablement eu des années, voire des décennies d'efforts collaboratifs, et le travail ne s'arrête pas pour autant ! Pour évaluer le succès des réintroductions, ce réseau travaillera ensemble pour coordonner des programmes de surveillance à long terme et communiquer l'importance du travail accompli. La conservation ex situ dépend des biologistes de la faune, des experts en espèces, des généticiens de la conservation, des détenteurs de connaissances autochtones et communautaires, des représentants gouvernementaux, des chercheurs et techniciens de terrain, des soigneurs d'animaux, des vétérinaires, des scientifiques des données, des bénévoles et des communicateurs scientifiques. Chaque membre de l'équipe est crucial pour le succès ultime du projet.
L'importance de la collaboration devient particulièrement claire lorsque nous regardons le travail de conservation ex situ de CFC en action. À travers bon nombre de nos programmes, CFC collabore avec une gamme de partenaires, notamment des installations d'élevage de conservation, des chercheurs, des organisations de gestion de l'habitat et des communautés locales. Cette approche collaborative est au cœur du succès de CFC, avec un excellent exemple étant la participation continue de CFC au rétablissement du serpent à sonnettes massasauga. Autrefois bien plus répandu à travers l'Ontario, cette espèce fait maintenant face à des menaces notamment la perte d'habitat et la mortalité routière, et les experts reconnaissent que la protection de l'habitat seule ne suffit pas à assurer la survie à long terme. C'est là qu'intervient la conservation ex situ. L'équipe de rétablissement des reptiles de la prairie Ojibway (OPRREC) de CFC sert de chercheurs et de techniciens sur place, effectuant le travail quotidien de protection et de surveillance des serpents, de gestion de l'habitat et de réduction des menaces. Cette équipe a la chance de faire partie d'un réseau collaboratif de partenaires qui partagent le même objectif. Le zoo de Toronto maintient des massasaugas depuis des décennies, et Scales Nature Park contribue également aux soins en captivité et à l'élevage. Divers partenaires communautaires locaux contribuent également au rétablissement de cette espèce, par la gérance de l'habitat, l'éducation publique et la sensibilisation. Ensemble, ces partenaires apportent des ressources très différentes à la table, jouant un rôle essentiel dans le rétablissement de ces serpents et permettant à l'équipe OPRREC de relâcher avec succès des massasaugas en captivité dans la nature !
La conservation est un effort d'équipe. La conservation ex situ ne se fait pas en isolation, et elle ne remplace pas le travail effectué dans la nature. Au contraire, elle peut être une pièce importante d'un effort de rétablissement bien plus grand. En réunissant des personnes et des organisations, en partageant les connaissances et les ressources, et en travaillant vers le même objectif, nous pouvons donner aux espèces vulnérables de meilleures chances d'avenir dans la nature. Et comme des espèces comme le serpent à sonnettes massasauga, la pie-grièche migratrice et la grenouille maculée de l'Oregon nous le montrent, quand nous travaillons ensemble, nous pouvons accomplir des choses incroyables pour les espèces en péril.
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