La tortue peinte de l'Ouest est la plus grande sous-espèce de tortue peinte, avec une carapace pouvant atteindre environ 25 cm de longueur. Elle a une carapace noire lisse et plate avec un réseau complexe de marquages délicats et subtils. Sa caractéristique distinctive est le plastron de couleur rouge/orange brillant avec une figure sombre élaborée qui se ramifie de façon complexe le long des coutures de la carapace. La tête, le cou, les pattes et la queue ont des rayures jaunes sur une peau noire. On peut la repérer en train de se prélasser sur des bûches, des roches et des berges sablonneuses dans des étangs, des lacs, des marécages et des ruisseaux à débit lent avec des fonds boueux et une végétation abondante.
Les mâles sont plus petits que les femelles et ont des queues plus longues et plus épaisses et de plus longues griffes avant, tandis que les femelles sont plus grandes et ont des queues plus minces qui ne s'étendent pas au-delà du bord de la carapace. Les deux sexes partagent le motif de coloration frappant.
L'âge de maturité est atteint en 8 à 10 ans pour les mâles et 12 à 15 ans pour les femelles, et ils peuvent vivre bien au-delà de 50 ans dans la nature. L'accouplement se produit entre mars et mai dans les eaux peu profondes, avec les mâles effectuant des parades nuptiales élaborées en utilisant leurs longues griffes avant. Les femelles voyagent de juin à août jusqu'à 150 m sur terre pour déposer jusqu'à 23 œufs dans un sol sablonneux chaud et bien drainé, pondant souvent des deuxièmes couvées 1 à 2 semaines après la première. Les œufs incubent pendant environ 70 à 90 jours, et les nouveau-nés qui complètent leur développement trop tard dans la saison restent dormants dans leurs nids tout l'hiver, n'émergent que quand la chaleur du printemps arrive. La température pendant l'incubation détermine le sexe : des températures supérieures à 29°C produisent des femelles, et inférieures à 27°C produisent des mâles, et les températures intermédiaires produisent des cohortes à sexes mixtes.
Bien que la sous-espèce de la côte Pacifique ait été officiellement désignée comme En voie de disparition par le gouvernement fédéral et inscrites sur la liste rouge en Colombie-Britannique, il n'existe pas encore de stratégies de rétablissement officielles. Une stratégie de rétablissement fédérale devrait être publiée en 2016-2017, et une stratégie provinciale pour la Colombie-Britannique est actuellement en cours d'élaboration. Entre-temps, il est important de protéger et de restaurer l'habitat, de surveiller les populations et de relâcher des tortues élevées en captivité pour augmenter ces populations.
Dans les milieux humides de la vallée du Fraser en Colombie-Britannique, les tortues peintes de l'Ouest font face à de nombreux défis, surtout à l'état d'œufs et de tout petits nouveau-nés. Avec une abondance de prédateurs affamés et aucun soin parental une fois éclos, seules quelques jeunes tortues survivent jusqu'à l'âge adulte. Lorsqu'on ajoute l'activité humaine à l'équation, le taux de survie peut être si faible qu'une population devient non viable. Depuis 2012, nous travaillons à améliorer ces chances. En plus de protéger les nids, nous collectons les œufs dans des nids de tortues vulnérables, nous les incubons artificiellement et effectuons le démarrage en tête des nouveau-nés avant de les remettre en liberté dans la nature.
Nous travaillons à prévenir la disparition de la tortue peinte de l'Ouest en soutenant et en renforçant les populations sauvages en Colombie-Britannique, et en poursuivant l'étude de l'espèce.
En 2023, nous prévoyons :
Découvrez comment Conservation de la faune au Canada contribue à la sauvegarde des Les reptiles et amphibiens du Canada, y compris les tortues peintes de l'Ouest, et comment vous pouvez faire une différence.
Protégez les habitats de zones humides de la pollution et du drainage. Conduisez prudemment dans l'habitat des tortues, surtout de mai à août pendant la saison de nidification quand les femelles traversent les routes. Si vous rencontrez une tortue qui traverse, aidez-la à traverser dans la direction où elle se dirigeait. Signalez les tortues tuées sur les routes aux autorités de la faune — ces données aident à identifier les zones dangereuses. Ne retirez jamais les tortues de la nature et ne relâchez jamais les tortues de compagnie. Soutenez la protection et la restauration des zones humides indigènes.
Q : Pourquoi y a-t-il autant de tortues peintes de l’Ouest qui se prélassent ensemble sur le même rocher ?
R : Les tortues peintes sont des animaux très sociaux avec peu de territorialité apparente. Elles se rassemblent pour thermoréguler ; se prélasser au soleil élève la température corporelle pour une digestion, un mouvement et une reproduction efficaces. Ces sites de prélassement communaux offrent également une sécurité contre les prédateurs.
Q : Les tortues peintes de l'Ouest peuvent-elles vraiment survivre sans oxygène pendant des mois ?
R : Oui, les tortues peintes de l'Ouest ont une tolérance extraordinaire à l'anoxie. Les adultes peuvent survivre plus de 170 jours sans oxygène à 3°C en entrant dans un coma métabolique, ralentissant le rythme cardiaque et comptant sur le métabolisme anaérobie. Cela leur permet de survivre enterrées dans des étangs couverts de glace tout l'hiver sans accès à aucun oxygène.
Q : Pourquoi les femelles ne terminent-elles parfois pas la construction de leur nid?
R : Les tentatives de nidification échouent quand les femelles rencontrent de mauvaises conditions de substrat ou des perturbations. Certains sites de nidification ont un sol mauvait qui rend la ponte impossible. D'autres sont interrompus par des prédateurs ou d'autres perturbations. Les femelles qui n'ont pas réussi à nidifier retournent finalement à l'eau sans avoir déposé d'œufs, représentant un effort reproducteur gaspillé.
Q : Dans quelle mesure la température de l’eau est-elle importante pour la survie des tortues peintes de l'Ouest au Canada?
R : Il est critique. Les limites d'expansion de l'aire de répartition de la tortue peinte de l'Ouest sont déterminées par trois facteurs : la longueur de la saison active (combien de mois chauds sont disponibles), la température ambiante moyenne pendant l'incubation des œufs (doit atteindre des températures optimales pour éclore) et possiblement la température hivernale moyenne (un froid trop sévère les tue). Les changements climatiques déplacent ces frontières, permettant potentiellement une expansion de l'aire de répartition vers le nord.