Durant mon enfance à Ottawa, je jouais souvent dans le champ près de ma maison. Je jardinais dans mon petit jardin et je contemplais avec émerveillement mon poisson rouge. Je lisais tous les livres et toutes les revues qui me tombaient sous la main. J’y trouvais de nombreux récits de conservation provenant du monde entier. Empreinte de cette littérature, j’avais la certitude de devenir un jour une biologiste et de travailler dans le domaine de la conservation. Adolescente, j’ai suivi des formations à  Outward Bound et à Outdoor Education, ce qui a renforcé mon amour pour les grands espaces. J’y ai acquis un intérêt pour les écosystèmes, notamment pour le maintien de leur santé et de leur diversité animale indigène.

Après avoir terminé un baccalauréat ès sciences (avec distinction) en biologie à l’Université Queen’s, j’ai suivi une formation de terrain portant sur l’écologie des amphibiens et des reptiles. Je décelais pour la première fois des scinques, j’observais des couleuvres nord-américaines, j’acquérais des connaissances sur les reptiles et les amphibiens du monde. J’avais découvert une passion! Dans le cadre de mon projet de thèse de spécialisation, j’ai recensé la diversité génétique d’une espèce de crapaud colorée d’Argentine. J’ai suivi également une excellente formation de terrain dans le nord-est de l’Argentine. Ces projets m’ont initiée au travail de conservation dans une autre langue que la mienne.

J’ai fait une maîtrise ès sciences en biologie à l’Université McMaster. J’ai adoré ce programme en raison de son aspect appliqué et fortement axé sur le terrain. Je me suis notamment penchée sur les effets des substances toxiques sur les oiseaux, dans le port de Hamilton. J’ai intégré avec plaisir des connaissances en génétique, en toxicologie et en écologie. J’aime travailler de la plus petite échelle à la plus grande, afin de bien comprendre les caractéristiques de l’environnement d’une espèce. Par la suite, convaincue de l’importance de parler une autre langue pour pouvoir œuvrer à de futurs projets de conservation, j’ai déménagé dans une communauté située au nord de la ville de Québec, où j’ai pu vivre pour la première fois une immersion dans un milieu francophone, tout en côtoyant la forêt boréale.

fr_CAFrench